Brèves de France - 17 novembre 2016 [es]

Culture-Événement - Le Vendée Globe largue les amarres

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La 8ème édition du Vendée Globe s’est élancée le 6 novembre dernier des Sables d’Olonne, port de départ et d’arrivée de la course. 29 skippers issus de 10 pays différents (deux records) participent actuellement à ce tour du monde à la voile unique, en solitaire, sans escale ni assistance à bord, surnommé l’ « Everest des mers » en raison des difficultés proposées.

Créée en 1989 à l’initiative des navigateurs Titouan Lamazou et Philippe Jeantot, le Vendée Globe est organisé tous les quatre ans. Les concurrents doivent parcourir les 21638 milles marins (soit 40 075 km*) en franchissant successivement à bâbord le cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud), le cap Leeuwin (Australie) et le cap Horn (Argentine). Il leur faut également faire face aux conditions climatiques, météorologiques et naturelles extrêmes des zones traversées, et subvenir seuls aux besoins matériels de leurs monocoques, ce qui convertit chaque boucle complète autour de la planète en un authentique exploit humain. Dans l’histoire de la compétition, 71 des 138 candidats engagés au départ y sont parvenus.

Le record, battu lors de chacune des 5 dernières éditions, a été réalisé par le vainqueur 2013, François Gabart, avec 78 jours, 2 heures, 16 minutes et 40 secondes en mer. Le marin français Michel Desjoyeaux est le seul à avoir remporté à deux reprises cette prestigieuse épreuve qui compte pour la première fois cette année des participants originaires d’Asie (le japonais Kojiro Shiraishi) et d’Océanie (le néo-zélandais Conrad Colman). L’édition 2016-2017 peut également se targuer d’avoir le candidat le plus jeune –Alan Roura, Suisse, 23 ans- et le plus âgé – Rich Wilson, États-Unis, 66 ans- à avoir jamais participé au Vendée Globe.

Pour en savoir plus :
Le site officiel du Vendée Globe
Suivre la course en direct via le compte Twitter du Vendée Globe


Économie - La start-up Horama lève 4 millions d’euros

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La start-up française Horama, spécialisée dans la thérapie génique pour traiter des maladies génétiques rares en ophtalmologie, a levé 4 millions d’euros auprès de trois fonds d’investissement, Omnes Capital, le fonds Sham Innovation Santé et GO Capita.

La jeune société, créée en 2014, par son président, Denis Cayet, à l’initiative des chercheurs de l’Inserm et du CHU de Nantes, a développé une technique consistant à injecter sous la rétine un vecteur dérivé d’un virus non pathogène, devant permettre au gène thérapeutique sain d’accéder aux cellules dans lesquelles le gène d’origine a muté ou manque, afin de fabriquer, ou d’exprimer la protéine saine, selon leur communiqué.

Les trois fonds d’investissement misent sur le potentiel thérapeutique de Horama et l’expertise de son équipe de recherche et développement, reconnue dans le monde entier. Sa nouvelle directrice générale, Christine Placet, a déjà travaillé pour la société de biotechnologies Trophos, rachetée par les laboratoires Roche en 2015. De quoi convaincre de nouveaux investisseurs ?

Pour en savoir plus :
Le site de la start-up Horama
Challenges


Sciences - Une équipe scientifique française sur la piste du sang pour combattre Alzheimer

En France, 900 000 personnes sont aujourd’hui atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit de la plus fréquente des maladies neurodégénératives. A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pour guérir la maladie ni même en ralentir l’évolution. Des pistes ont cependant été exploitées et parmi elles, la mise en cause de dysfonctionnements précoces au niveau de la circulation sanguine du cerveau.

Cette hypothèse est soutenue par l’équipe française du projet « BrainMicroFlow », portée par Sylvie Lorthois, chercheuse à l’Institut de mécanique des fluides de Toulouse, qui cible précisément le rôle des cellules capillaires qui irriguent le cerveau.

Ces capillaires forment un réseau d’environ mille milliards de vaisseaux sanguins, dix fois plus fins que le diamètre d’un cheveu, et viendraient à s’installer par milliers dès le stade initial de la maladie. L’équipe de chercheurs estime à 30 % la baisse du débit sanguin cérébral chez les malades à un stade avancé.

Ce projet s’est vu attribuer en 2014 le prestigieux prix du Conseil européen de la recherche (ERC), qui récompense des travaux de recherche de pointe.

Pour en savoir plus :
Le projet BrainMicroFlow

Dernière modification : 17/11/2016

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