Brèves de France - 18 février 2016 [es]

Culture - Le Chamanisme précolombien Equatorien à l’honneur au Quai Branly

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Le Musée du Quai Branly accueille cette année une exposition consacrée au Chamanisme et aux divinités de quatre cultures précolombiennes du nom de Tolita, Jama-Coaque, Chorrera et Bahia. Ces quatre cultures originaires du littoral Nord Equatorien se sont épanouies, selon les archéologues, entre -1000 Av JC et 500 Ap JC.

L’exposition « Chamanes et divinités de l’Equateur précolombien » revient sur l’histoire des sociétés Equatoriennes basées sur le Chamanisme, système de croyance qui organisait les sphères sociales et politiques en Equateur jusqu’à leur destruction par les conquistadors espagnols. L’exposition explore l’imaginaire mythologique de ces peuples et leur façon de percevoir le monde. Le Chaman, dans les cultures préhispaniques équatoriennes, faisait office de figure majeure de l’ordre social établi, exerçant souvent des fonctions politiques, et présidant les cérémonies, fêtes et rituel – de guérison, de fertilité etc. Il assurait ainsi l’ordre social et spirituel de la communauté.

Une partie des pièces exposées ont été découvertes par l’archéologue et anthropologue équatorien Santiago Ontaneda Luciano, également commissaire de l’exposition. Il nous propose de venir admirer au Quay Branly une centaine de sculptures qui racontent le quotidien des Chamanes et l’imaginaire qui s’est tissé autour d’eux dans les cultures équatoriennes.

De nombreux objets utilisés par les Chamanes lors de leurs cérémonies, notamment des masques et des ornements, ainsi que plusieurs sculptures représentant les prêtres en méditation, sont ainsi exposées.

L’exposition se tiendra du 16 février au 15 mars 2016.

Pour en savoir plus :
Musée du Quai Branly
Sortir à Paris
Le Point


Économie - Le ministère de l’Économie et le ministère de l’Écologie lancent l’appel à projet « Green Tech »

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Emmanuel Macron et Ségolène Royal, respectivement ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et ministre de l’Écologie, de l’Énergie et de la Mer, ont lancé le mardi 9 février dernier un appel à projet ouvert aux Startups spécialisés dans la transition écologique. Cette initiative, correspondant à un investissement de 15 millions d’euros, doit soutenir et encourager le développement des entreprises et Startups dédiées à l’environnement, à la transition écologique et aux énergies. Jusqu’à 50 projets seront sélectionnés par le jury.

Les deux ministres ont également annoncé la création de Green Tech, un incubateur de Startups financé par le ministère de l’Ecologie. Ségolène Royal s’est engagée pour sa part à faciliter l’ouverture des bases de données Green Tech et à en favoriser la transparence, mesure qui contribuera à « créer de la richesse par la construction de nouveaux services au public ». Emmanuel Macron a également salué l’investissement dans le projet des grands groupes français spécialisés dans la transition écologique et notamment le groupe Engie qui a annoncé monter un fond de un à deux milliards d’euros destiné aux technologies vertes.

L’appel à projet concerne huit secteurs clés de la transition écologique : l’économie d’énergie, les énergies renouvelables, le bâtiment, les transports, les risques, l’économie circulaire, la santé et l’environnement et la biodiversité. Chacune des Startups pourront bénéficier d’un fond initial d’une valeur de 150 000 euros, et les plus prometteuses pourront bénéficier d’un apport supplémentaire allant jusqu’à 500 000 euros. Emmanuel Macron a ainsi annoncé que ce sont plus de 3,4 milliards d’euros d’investissement public qui sont consacrés à la transition écologique, notamment avec le plan Nouvelle France Industrielle qui dépend de son ministère.

Pour en savoir plus :
Le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie et de la Mer
Sciences et Avenir
Industries et Technologies


Sciences - Le groupe Airbus et le laboratoire franco-japonais de robotique s’associent pour développer des robots humanoïdes

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Le 12 février dernier, le groupe Airbus et le laboratoire franco-japonais de robotique (Joint Robotics Laboratory, JRL) ont lancé un programme de recherche commun visant à développer des robots humanoïdes manufacturiers dédiés à l’assemblage aéronautique. Ce laboratoire franco-japonais est né du partenariat entre l’institut national de la science et des technologies industrielles avancées japonais AIST et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Ce programme de recherche vise à développer de nouveaux algorithmes pour les mouvements et déplacements des robots. L’objectif est de permettre aux humanoïdes de se déplacer dans des environnements restreints tel que le fuselage d’un avion. Ils pourront réaliser des mouvements complexes sans pour autant rentrer en collision avec les parois et objets et prendre des décisions grâce aux informations qu’ils collectent. Le groupe Industriel Airbus a en effet besoin de robots capables d’aller dans des endroits inaccessibles à d’autres robots et nous autres humains. De nouveaux travaux seront menés afin de favoriser l’apprentissage des robots. Ils pourront notamment rechercher les informations nécessaires à leurs tâches sur des bases de données ou sur internet.

Il est prévu que les premiers robots humanoïdes manufacturiers soient livrés d’ici 10 à 15 ans. « Notez bien que ces humanoïdes ne sont pas là pour remplacer les ouvriers, mais plutôt pour leur assurer de meilleures conditions de travail en les déchargeant des travaux les plus pénibles ou qui les exposent aux substances dangereuses » rassure Abderrahmane Kheddar, directeur du JRL.

Pour en savoir plus :
Le journal du CNRS
Industries et Technologies

Dernière modification : 19/02/2016

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