Brèves de France - 19 novembre 2014 [es]

Culture – « Muséomix », la 4ème édition des marathons créatifs français a eu lieu début novembre

La quatrième édition de « Muséomix », événement qui fait entrer les cultures geek et do-it-yourself au musée, a eu lieu entre le 7 et le 9 novembre derniers. Le premier « Muséomix » s’était tenu en 2011 au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Cette 4ème édition de « Muséomix » a rassemblé simultanément, en France, le Muséum d’histoire naturelle de Nantes, le musée d’histoire naturelle de Lille, le Musée d’art et d’industrie de Saint-Etienne, le Musée Arles Antique, le Museon Arlaten. A l’étranger, elle s’est déroulée au Musée d’art et d’histoire de Genève (Suisse), au Silk Mill Museum de Derby (Grande-Bretagne) et au Musée des Beaux-Arts de Montréal (Canada). Depuis 2013, « Muséomix » a en effet essaimé à l’étranger puisque des communautés ont émergé en Belgique, en Grèce, au Québec, au Brésil ou encore aux Etats-Unis.

Dans chaque musée, une centaine de participants sont sélectionnés pour participer à cet événement collaboratif qui vise à faire émerger de nouveaux dispositifs de médiations muséales innovants en trois jours et deux nuits. Après une visite du musée et une présentation des collections, les participants sont répartis par équipes de six personnes correspondant à six compétences. Chaque équipe comprend ainsi un spécialiste de contenus, un développeur-codeur, un communicant, un designer ou graphiste, un maker (« bricoleur ») et un professionnel du musée dans lequel se déroule l’événement. Pour définir et construire leurs prototypes, les équipes disposent d’un fablab.

Les créations sont en théorie éphémères mais certains musées décident parfois de développer certains projets de façon pérenne, à l’instar du musée gallo-romain de Lyon-Fourvière. Il a développé pour le public le prototype de maquette antique de la ville en réalité augmentée, imaginée au cours d’un « Muséomix », et l’a doublé d’une application smartphone. Afin de conserver l’esprit novateur et bricoleur de l’événement, « Muséomix » ne peut avoir lieu qu’une seule fois dans un musée.

Pour en savoir plus :
Site de Muséomix
Le Monde


Economie – 9 métropoles labellisées French Tech

Alors que Paris et sa région concentrent 50 à 60% des startups numériques françaises, neuf métropoles françaises ont reçu récemment le label « Métropole French Tech » : Lyon, Nantes, Rennes, Aix-Marseille, Lille, Grenoble, Bordeaux, Toulouse et Montpellier. Une nouvelle étape dans la construction de la République Numérique.

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Le label French Tech a été créé par le Gouvernement français à l’automne dernier pour aider le développement des startups françaises, en France et à l’international. Le label « Métropole French Tech » a quant à lui pour but de construire un vaste réseau d’écosystèmes attractifs pour les startups afin de créer un effet d’entraînement derrière la locomotive nationale qu’est Paris.

Sur 15 métropoles candidates, neuf ont été retenues. Elles acquièrent le label pour un an puis recevront une confirmation pour trois années supplémentaires si les objectifs du projet présenté pour la labellisation sont atteints. Pendant toute l’année, les métropoles labellisées recevront un suivi par la Mission French Tech et pourront, le cas échéant, recevoir des fonds pour aider les jeunes entreprises à participer à des salons à l’étranger ou à financer la création de laboratoires de fabrication.

Les métropoles labellisées accueillent un écosystème de startups dynamique, avec notamment des startups capables de s’internationaliser, à l’instar d’Awox, entreprise montpelliéraine spécialisée dans les objets connectés. Ces métropoles ont porté un projet de développement de leur écosystème en s’appuyant sur des acteurs fédérés et mobilisés, des projets opérationnels pour la croissance et la visibilité des startups, des politiques publiques d’achat innovantes ainsi que des infrastructures favorables au développement de l’économie numérique.

Pour en savoir plus :
La French Tech
Le Monde


Science – Découverte prometteuse dans la lutte contre la myopathie de Duchenne

Des chercheurs du laboratoire Atlantic Genes Therapies de Nantes (France) ont mené une expérience fructueuse sur des chiens pour développer une thérapie redonnant de la force musculaire aux êtres atteints de la myopathie de Duchenne.

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La myopathie de Duchenne provoque l’affaiblissement progressif des muscles des patients. A l’origine de cette maladie se trouve une anomalie génétique qui inhibe la production de la dystrophine, une protéine nécessaire au fonctionnement des muscles. Cette maladie ne connaît aujourd’hui aucun traitement curatif.

Les chercheurs du laboratoire de Nantes ont mis en œuvre une nouvelle technique, dite du « saut d’exon », qui consiste à supprimer la partie anormale du gène à l’aide d’une petite séquence d’ADN. L’ADN est ensuite véhiculé jusqu’à la cellule musculaire au moyen d’un virus rendu inoffensif. Grâce à cette intervention, l’anomalie génétique est corrigée et la cellule devient capable de produire de la dystrophine.

Les tests ont atteint des résultats satisfaisants, avec 80% des fibres musculaires malades ayant exprimé la nouvelle protéine. Ces bons résultats ouvrent la porte à des essais qui pourraient prochainement avoir lieu sur l’homme. Le principe pourrait à terme conduire à des thérapies pour 60% des malades.

Pour en savoir plus :
Le Figaro
Le Monde

Dernière modification : 19/11/2014

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