Brèves de France - 30 septembre 2015 [es]

Culture - A Paris, le climat s’invite à la Nuit Blanche 2015

Noctambules et amateurs d’art se retrouveront le 3 octobre pour la 14ème édition de Nuit Blanche. Au programme de cette édition 2015, œuvres monumentales, installations visuelles ou sonores et performances seront présentées à travers la capitale française et s’articuleront pour la première fois autour d’un seul et même thème, le climat.

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Cette thématique renvoie à la prochaine COP21 (Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, c’est l’occasion de mettre en valeur ce qui unit les hommes plutôt que ce qui les sépare : « Ce que nous avons en commun est au-dessus de tout le reste », a-t-elle déclaré, lundi 14 septembre, au cours d’une conférence de presse. Une façon de rappeler que l’art contemporain, tout autant que l’avenir de la planète, concerne tout le monde.

Les artistes exposés dont les œuvres évoquent, à leur manière, la fonte des glaces, la déforestation, le réchauffement climatique, ont été sélectionnés par José-Manuel Gonçalvès, le directeur artistique de Nuit Blanche. Sous le titre "Atmosphère ? ... Atmosphère !", plus d’une centaine d’œuvres d’art seront mises à l’honneur. Parmi elles, figurera par exemple une œuvre de l’artiste chinois Zhenchen Liu sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Destinés à fondre durant la nuit, 270 blocs de glace colorés représenteront les pays du globe face au réchauffement climatique. Sur la même idée, une installation géante de Leandro Erlich représentant un immeuble dont la base donnera l’impression de fondre sera visible gare du Nord. La construction restera ensuite, après la Nuit blanche.

Bien d’autres œuvres de ce genre seront exposées dans la capitale, et en périphérie.

Pour en savoir plus :
La Nuit Blanche
Le Monde


Économie - Le tour du monde de l’économie circulaire

Raphaël Masvigner et Jules Coignard, deux Français de 27 ans, voyagent à travers le monde depuis six mois à la recherche de projets innovants en matière d’économie circulaire. "Il faudrait passer d’une économie linéaire, où on extrait, on transforme et on jette à une économie où on optimise les ressources pour vivre dans un monde sans déchet", prônent-ils en chœur dans une interview accordée en septembre à plusieurs médias.

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Les deux jeunes hommes, aux cursus différents, se sont rencontrés en 2013 au Mexique alors qu’ils travaillaient tous les deux chez Airbus. "A ce moment-là, Raphaël était déjà très intéressé par la question des déchets. Moi, je voulais soit intégrer une start-up, soit travailler dans le développement durable", explique Jules. Ils décident alors de se consacrer à l’économie circulaire, et c’est ainsi que leur association Circul’R est née.

Leur objectif est d’identifier à travers le monde 100 initiatives qui prouvent que produire différemment est possible, de mettre en lien les acteurs et de sensibiliser les populations. Depuis leur départ en mars 2015, les deux entrepreneurs ont déjà parcouru de nombreux pays et territoires d’outre-mer (– Angleterre, Belgique, Hollande, Allemagne, Maroc, Espagne, Portugal, Sénégal, Afrique du Sud, Mayotte, La Réunion, Emirats Arabes –) et identifié 60 initiatives. "Avant d’entamer notre périple, on avait pré-identifié deux projets par pays. Maintenant grâce à nos précédentes rencontres et aux réseaux sociaux, on tourne plus autour de 5-6 projets pré-identifiés, et presque autant découverts sur place grâce au bouche-à-oreille."
Leur retour en France est prévu en décembre 2016, et pendant six mois, le projet continuera par le biais d’expositions ou de conférences.

Pour en savoir plus :
La vidéo de présentation du projet
We Demain.fr
Challenges


Sciences - Première mondiale : des spermatozoïdes humains fabriqués in vitro par des chercheurs lyonnais

Des chercheurs français de la start-up Kallisten – issue de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon – ont annoncé avoir obtenu des spermatozoïdes à partir de tissus prélevés sur le corps d’hommes infertiles souhaitant avoir un enfant biologique.

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Les chercheurs ont accompli cette avancée grâce à un dispositif né d’une longue réflexion : le système Artistem. Il permet de réaliser l’intégralité du processus naturel produisant les spermatozoïdes, la spermatogenèse, qui se réalise habituellement en 72 jours et qui constitue l’un des plus complexes processus physiologiques naturels. Depuis une trentaine d’années, de nombreuses équipes se sont attelées au défi de reconstituer ce cycle en éprouvette. Jusqu’à présent, les rares succès ont été principalement obtenus chez des rongeurs, et rendus publics par la voie classique des publications scientifiques.

Le dispositif de l’équipe lyonnaise pourrait aider deux types de patients. D’une part, les garçons atteints d’un cancer, qui subissent avant leur puberté une radio ou une chimiothérapie pouvant altérer le fonctionnement de leurs testicules D’autre part, les hommes infertiles à cause d’un blocage de leur spermatogenèse. Soit plus de 15 000 jeunes patients atteints de cancer et plus de 120 000 hommes adultes au niveau mondial.

Pour en savoir plus
Le Journal du CNRS
Huffington Post

Dernière modification : 30/09/2015

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