Brèves de France - 15 Mai 2007

1. La troisième édition de « La Nuit des musées »

Pendant la nuit du samedi 19 mai, de l’Azerbaïdjan à l’Espagne, de Chypre à la Fédération de Russie, près de 2000 musées européens ouvriront gratuitement leurs portes du coucher du soleil jusqu’à une heure du matin. À la fois lieux d’exposition ou espaces d’animations culturelles, de nombreux musées deviendront pour l’occasion des scènes de spectacles, de théâtre, de lectures, de chants, de dégustations... Une manière créative et conviviale de sensibiliser le plus large public, notamment les jeunes, à venir découvrir autrement, les collections de nos musées. Cet événement connaît une mobilisation toujours croissante des musées et une hausse de leur fréquentation tant en France qu’en Europe. L’an dernier, l’affluence était estimée à 1,2 million de visiteurs dans les 934 musées français et des résultats analogues ont été constatés dans les 960 musées des 41 autres pays d’Europe participants. Née d’une volonté de s’ouvrir à un public le plus large possible, « La Nuit des musées », placée sous le haut patronage du Conseil de l’Europe, illustre aussi le désir des musées européens de s’inscrire dans un projet commun permettant de découvrir identités et cultures.
Pour en savoir plus :
http://www.nuitdesmusees.culture.fr/

2. Europeana, la contribution française à la Bibliothèque numérique européenne

Europeana est un prototype donnant accès via Internet à environ 12 000 documents libres de droit en version intégrale issus des collections de la Bibliothèque nationale de France (7000 documents), de la Bibliothèque Nationale Széchényi de Hongrie (4000 documents) et de la Bibliothèque nationale du Portugal (1000 documents). Celui-ci permet d’effectuer une recherche sur ou dans un livre, de lire, d’imprimer ou de télécharger des documents ou encore de créer sa propre bibliothèque personnelle. Le projet Europeana a pour objectif de tester, sur un volume significatif de documents numérisés, les fonctions utilisables dans une bibliothèque numérique (recherche plein texte au sein d’un ouvrage ou d’un ensemble d’ouvrages, annotation et étiquetage des textes dans des espaces personnels, etc...). Ces fonctions, ainsi que d’autres, non encore développées dans le prototype, sont illustrées dans une maquette conçue par la Bibliothèque nationale de France en 2006. Leur mise en oeuvre, les commentaires qu’elles suscitent, servent à alimenter la réflexion quant au choix de la technique à mettre en oeuvre au niveau européen pour la Bibliothèque numérique européenne dont le développement s’inscrira dans le cadre du portail européen The European library Le prototype Europeana servira d’ores et déjà à faire évoluer Gallica, la Bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France qui donne accès à 90 000 documents imprimés et 80 000 images, augmentés de 30 000 nouveaux documents au premier semestre 2007 et de 100 000 autres pour la fin de l’année. Europeana donne accès à des documents principalement en allemand, anglais, espagnol, français, grec, hongrois, italien, latin et portugais. La numérisation va se poursuivre afin d’atteindre le cap des 100 000 ouvrages durant l’été 2007, le seuil des 200 000 en 2008 et encore continuer les années suivantes.
Pour en savoir plus :
http://www.europeana.eu/

3. Le commerce équitable progresse

La Quinzaine nationale du commerce équitable 2007 se déroule du 27 avril au 13 mai dans toute la France. Plus de trois mille manifestations (débats, conférences, rencontres avec des producteurs, distribution d’échantillons) sont organisées, y compris dans des supermarchés, avec l’appui d’associations ou de comités de quartiers pour informer les Français sur ce mode de consommation en plein développement. Les ventes de produits issus du commerce équitable ont en effet connu une augmentation de plus de 50% en 2005, et les consommateurs français, ont consacré en 2006 plus de 160 millions d’euros à l’achat de « produits solidaires ». Le commerce équitable vise en effet à assurer une juste rémunération du travail des producteurs des pays en voie de développement et à établir avec eux des rapports d’échanges plus équilibrés. Les producteurs doivent, en contrepartie, respecter les principes du développement durable et les droits fondamentaux. Cependant, jusqu’à maintenant, aucun label officiel n’existait. Contrairement à l’appellation « bio », il n’y avait aucune garantie publique sur la légitimité de l’appellation « commerce équitable » que s’octroyaient les produits. Les acteurs du commerce équitable et les associations de consommateurs ont donc souhaité qu’un mécanisme officiel de reconnaissance et de contrôle des acteurs de la filière soit mis en place. Les modalités de ce mécanisme seront prochainement précisés par la publication d’un décret.
Pour en savoir plus :
www.quinzaine-commerce-equitable.com

Dernière modification : 26/08/2014

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