Brèves de France - 30 juin 2010

La rencontre de l’architecture et de la BD au Palais de Chaillot

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http://www.citechaillot.fr/exposition/expositions_temporaires.php?id=139

A la croisée de l’architecture et de la BD, l’exposition « La ville dessinée » du Palais de Chaillot présente jusqu’au 28 novembre une grande rétrospective des représentations de la ville dans la bande dessinée du XXème siècle, au fil des planches de Will Eisner, Winsor McCay, Alain Saint-Ogan, Tardi ou Moebius.

Composée de 250 œuvres de 150 auteurs du monde entier, l’exposition suit un parcours chronologique, des années 1900 à nos jours, et présente un certain nombre de projets particuliers, notamment la ville imaginaire de Villemolle des Requins Marteaux, le musée Hergé et une commande de Jean Nouvel à des auteurs de bande dessinée.

Les œuvres présentées sont particulièrement centrées sur trois villes - New-York, Paris et Tokyo - observées à travers les auteurs qui les ont mises à l’honneur, tels que Will Eisner, Jack Kirby et Riad Sattouf pour New York ; Blutch et Tardi pour Paris ; Jiro Taniguchi et Toiyo Matsumoto pour Tokyo. L’exposition propose également une initiation à la création actuelle de la bande dessinée, avec des auteurs proches de l’art contemporain, comme Jochen Gerner, Ilan Manouach, et Christopher Hittinger.

L’exposition relève le défi du dialogue entre architecture et bande dessinée grâce à la présentation de maquettes, esquisses, projets de bâtiments publics ou dessins de villes imaginaires réalisées par de grands architectes. Pour témoigner de cet échange entre les deux arts, « La ville dessinée » est présidée par Jean-Marc Thévenet, directeur du Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême de 1998 à 2006, et par Francis Rambert, directeur de l’Institut Français d’Architecture.

Pour plus d’informations :

http://www.citechaillot.fr/exposition/expositions_temporaires.php?id=139

Un nouveau procédé de tri des déchets complexes inventé en Alsace

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Source : Images de France, 3ème édition

L’entreprise Metaufer, basée à Erstein en Alsace, a lancé un procédé innovant et écologique de traitement des déchets complexes. Grâce à ce système, l’entreprise alsacienne a non seulement modernisé les techniques de traitement des déchets mais elle a également atteint ses objectifs en matière de protection de l’environnement.

Le recyclage des déchets complexes, tels que les appareils électroniques et les voitures, est plus difficile car il suppose de séparer les différentes matières qui les composent (métaux, plastiques, bois, etc.). Selon Philippe Gadouleau, PDG de Metaufer, la plateforme de traitement inventée par son entreprise met en œuvre un procédé technologique qui permet de « fractionner les déchets par composants grâce à un système de tri optique et électromagnétique qui n’engendre aucune pollution ».

Cette plateforme de traitement des déchets allie donc succès écologique et économique puisqu’environ 95% des déchets issus du broyage sont valorisés : la moitié des déchets triés peuvent être recyclés, l’autre moitié faisant l’objet d’une valorisation énergétique en servant de combustible.

D’un coût d’1,8 million d’euros, cette plateforme permet de traiter environ 8 000 tonnes de déchets complexes par an. Grâce à ce projet, l’entreprise a créé huit emplois. Elle bénéficie aujourd’hui de la certification Qualité Sécurité Environnement (QSE) et dispose d’un chiffre d’affaires de huit

millions d’euros.

Pour plus d’informations :
http://www.metaufer.com/
http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=3457

Une équipe de chercheurs d’une université française bouleverse la connaissance du vivant

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Source : Images de France, 3ème édition

La découverte de 250 fossiles au Gabon par l’équipe d’Abderrazak El Albani, du Laboratoire Hydrogéologie, argiles, sols et altérations du CNRS/Université de Poitiers pourrait remettre en cause les connaissances actuelles de l’évolution : la vie complexe multicellulaire ne serait pas apparue il y a 600 millions d’années, mais il y a 2,1 milliards d’années.

La découverte par le sédimentologue Abderrazak El Albani et son équipe de 250 fossiles de 7 millimètres à 12 centimètres de longueur sur le site de Franceville, au Gabon, repousse de 1,5 milliards d’années l’existence prouvée d’une vie complexe multicellulaire.

Les fossiles jusque-là découverts prouvaient l’apparition de formes de vie complexes, des insectes aux mammifères, il y a 600 millions d’années mais la communauté scientifique s’opposait encore sur la probabilité d’une apparition plus précoce. C’est donc une découverte inédite dans la paléontologie moderne qu’a menée Abderrazak El Albani.

Selon le chercheur, l’apparence des fossiles laisse penser qu’il s’agissait de formes d’organismes vivant en suspension dans l’eau ou tout près du fond océanique. Ils seraient apparus alors que l’atmosphère était encore irrespirable, avec une teneur en oxygène équivalant à quelques centièmes des niveaux actuels.

Pour plus d’information :
http://mondedurable.science-et-vie.com/2010/07/la-vie-complexe-a-plus-de-2-milliards-dannees/

Dernière modification : 26/08/2014

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