L’AFD émet ses premières « obligations climat » [es]

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Paris, le 11 septembre 2014

À quelques jours de l’ouverture du Sommet international sur le climat de New York (23 septembre), organisé par le Secrétaire général des Nations Unies, auquel elle participe, l’AFD émet avec succès pour la première fois de son histoire des obligations climat ("Climate Bonds").

Ces obligations climat représentent un outil de financement innovant et incitatif adapté au soutien de projets de développement œuvrant activement contre le dérèglement climatique. En une journée, l’AFD a ainsi pu lever pour un milliard d’euros sur les marchés financiers.

S’appuyant sur son expérience et son engagement climat, l’Agence Française de Développement a proposé aux acteurs d’investissements, en particulier ceux socialement responsables d’investir dans une obligation disposant de standards spécifiques et robustes en matière de lutte contre le dérèglement climatique allant au-delà des normes internationales habituelles des obligations vertes.

En effet, l’obligation climat permettra de financer l’action de l’AFD en faveur de projets de lutte contre le changement climatique ayant un impact direct sur la réduction des gaz à effet de serre, estimée au travers d’une évaluation systématique et rigoureuse de l’empreinte carbone des projets qu’elle finance.

« Aujourd’hui l’aide au développement et son financement doivent jouer un rôle incitatif dans la mobilisation des financements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique. L’Agence Française de Développement est convaincue du potentiel de ce marché qui mobilise de plus en plus d’entreprises et acteurs internationaux. L’AFD contribue activement à la création d’outils et à la structuration de standards internationaux mesurant l’empreinte carbone des projets qu’elle finance, au profit d’un développement durable et sobre en carbone » précise Pierre Forestier, Responsable de la division « Changement climatique » à l’Agence française de développement (AFD), en charge de la définition et du pilotage de la stratégie de lutte contre le changement climatique.

Au sommet international sur le climat de New York, les enjeux financiers et la question des normes et incitations susceptibles d’accroître la portée de ces instruments seront au cœur des débats. Tous les leviers et outils doivent être mobilisés afin de promouvoir des trajectoires de développement moins émissives et mieux à même de répondre aux défis économiques et sociaux.

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Méthodologie des obligations climat définie par l’Agence Française de Développement

Cette méthodologie a fait l’objet d’une opinion externe délivrée par l’agence de notation extra-financière VIGEO (*). La démarche qui s’inscrit dans la dynamique de standardisation du marché est en accord avec les Green Bond Principles : justification de l’utilisation des fonds, suivi des flux, avis externe et enfin reporting robuste. Elle est dotée de critères et d’une redevabilité spécifique en matière de « climat ». Le rapport RSO annuel (Responsabilité sociale des organisations) de l’AFD rendra compte des projets soutenus par secteurs et géographies sur les aspects climat, et concernant la maitrise des risques environnementaux et sociaux le tout étant vérifié par les commissaires aux comptes de l’AFD.

(*) Consultable sur l’espace Finance du site AFD www.afd.fr

A propos de l’Agence Française de Développement (AFD)

Institution financière publique, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable dans les pays du Sud et dans les Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français.

Présente sur quatre continents où elle dispose d’un réseau de 71 agences et bureaux de représentation, dont 9 dans les Outre-mer et 1 à Bruxelles, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète.
En 2013, l’AFD a consacré 7,8 milliards d’euros au financement de projets dans les pays en développement et en faveur des Outre-mer. Ils contribueront notamment à la scolarisation d’enfants, à l’amélioration de la santé maternelle, à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, à l’appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, au renforcement de l’accès à l’eau, à l’énergie et aux transports. Les nouveaux projets financés contribueront également à lutter contre le dérèglement climatique, en permettant notamment d’économiser 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Dernière modification : 15/09/2014

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