L’exposition Gisèle Freund y su cámara arrive au Musée d’Art Moderne [es]

Mexico le 29 avril 2015

L’exposition Gisèle Freund y su cámara, a été inaugurée ce samedi 25 d’avril au Musée d’Art Moderne (MAM). Cette exhibition présente le travail d’une figure extraordinaire, peu connue par le public mexicain, et elle invite à connaître les liens forts que la photographe et sociologue a entretenu avec le Mexique.

Il convient de noter que Gisèle Freund y su cámara est la dernière exposition du programme Mano a mano. Regards photographiques croisés. France-Mexique. Mano a Mano est un cycle d’expositions lancé par l’Institut Français d’Amérique Latine qui a regroupé d’avril 2014 jusqu’en avril 2015, 16 expositions autour de la photographie patrimoniale et contemporaine.

À ce sujet, pendant la conférence de presse, le Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Mexique, M. Alain Bourdon, a déclaré que « le cycle Mano a Mano ne pouvait pas se finir d’une meilleure manière car le travail de Gisèle Freund illustre bien la fascination que le Mexique exerce sur les artistes français. Le travail de Gisèle Freund est une déclaration d’amour au Mexique”.

Cette exhibition est la deuxième présentation individuelle de l’artiste au Mexique et elle inclut 120 photographies, dont 73 appartiennent à L’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) de France et 32 au Musée d’Art Moderne. Gisèle Freund y su cámara consiste en 8 parties dont Estancias en México est la plus riche car elle comporte quatre thématiques : le passé préhispanique, la photographie documentaire sur les champs et la ville, un panorama sur l’intimité de Diego y Frida, et divers portraits d’intellectuels et artistes mexicains.
Gisèle Freund (1908-2000), photographe autodidacte, est considérée comme l’une des plus grandes portraitistes et journalistes de son temps. Elle a étudié sociologie à l’Université de Frankfurt, lo que la incitó a apasionarse por el fotorreportaje y el periodismo crítico. Su vida estuvo marcada por el destierro, pasando de Alemania a Francia y Argentina para después transitar por el Reino Unido, Canadá y México.
Sous l’initiative de Henri Barbusse et Louis Aragon, elle a pu documenter en 1935 le Premier Congrès International des Écrivains en Défense de la Culture, qui a réuni à Paris, des intellectuels comme Malraux, Huxley, Pasternak, Ehrenburg, Regler y Nizan, indignés par l’avancement du fascisme en Europe. Elle est considérée comme la meilleure chroniqueuse de l’avant-garde parisienne des années trente, à cause des portraits de James Joyce, Walter Benjamin, Virginia Woolf, Jean Cocteau, Simone de Beauvoir et Henri Matisse entre autres.

Gisèle Freund a entretenu plusieurs liens avec le Mexique et l’Amérique Latine. En 1941, Victoria Ocampo l’a invité à passer une période en Argentine et en 1944 et elle a fait nombreux allers retours à Santiago de Chile et la ville de Mexico. De son parcours du continent américain, Mexico fut le pays où elle a été le plus active.Dans une lettre dirigée à Alfonso Reyes elle exprime sa nostalgie pour le Mexique : “En réalité je me sens partagée entre la douceur de vivre en France et la grandeur amère et mystérieuse du monde mexicain. Mais c’est qui m’attire avant tout du Mexique sont les nombreux amis, leur amitié chaleureuse, leur fraternité et leur compréhension que j’ai toujours éprouvé parmi vous et qui me pousse irrésistiblement à retourner. »

Cette initiative du MAM, revient au Mexique après plus de deux décennies d’absence. Gisèle Freund y su cámara permet de se rapprocher des avant-garde littéraires et picturales de l’époque, elle invite à une réflexion sur la valorisation esthétique de notre culture Antique et moderne en Europe et aux États Unis, et finalement, une analyse des liens de l’artiste avec le Mexique et les point communs partagés avec les photographes mexicains de l’époque : Manuel et Lola Álvarez Bravo, Kati Horna, Emilio Amero, Armando Salas Portugal, Héctor García, Luis Márquez et Nacho López.

Gisèle Freund y su cámara a été dirigé par les commissaires des expositions : Sylvia Navarrete, directrice du MAM ; Iñaki Herranz, commissaire des expositions du MAM, et Samuel Villela, de l’Institut National d’Anthropologie et Histoire, en tant que commissaire des expositions invité.

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Dernière modification : 29/04/2015

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