{Un chiffre, un fait} 10 : Les investissements étrangers en région parisienne augmentent de 10% en 2013 [es]

Une nette progression des investissements étrangers en région parisienne

La région parisienne a attiré 119 investissements internationaux entre octobre 2012 et octobre 2013, contre 108 l’année passée, selon le cabinet de conseil KPMG, qui vient de publier la cinquième édition de son étude sur l’attractivité des métropoles mondiales.

Le résultat est d’autant plus encourageant que la méthode est toujours la même. KPMG ne prend en compte que les investissements créateurs d’emplois et de valeur (investissements dit « greenfield ») et ignore les fusions et acquisitions, privatisations et alliances ou investissements purement financiers. L’étude est fondée sur les données du « Financial Times »,

Paris se positionne comme le deuxième pôle européen et passe à la septième place mondiale

La progression de la région parisienne est encore plus spectaculaire quand on prend en compte les seuls investissements liés aux fonctions stratégiques, les plus porteurs de valeur. Elle passe en effet du quinzième au huitième rang avec 60 opérations.

La France, une économie ouverte et attractive

Ces bons chiffres montrent que les dirigeants internationaux continuent de considérer Paris comme une place incontournable. D’autant plus que la moyenne des investissements observés dans la zone Europe de l’Ouest a globalement baissé de 5%. Si Paris attire notamment grâce à l’image dynamique véhiculée par le projet du Grand Paris, la France toute entière est une destination de premier rang pour les investisseurs et talents étrangers.

L’ouverture aux investissements étrangers remonte au XIXème siècle, avec l’implantation de JP Morgan en 1868 ou encore de Bosch en 1899. Depuis lors, les implantations se multiplient dans tous les secteurs, en provenance de 132 pays.

Ce résultat dressé par KPMG est renforcé par d’autres classements qui soulignent combien la France est un des pays les plus ouverts à l’investissement international.

En Europe, la France est le 1er pays pour l’accueil des investissements étrangers dans le secteur industriel. (Source : EY, Baromètre de l’attractivité, 2013). La France est au 5e rang mondial derrière les Etats-Unis, la Chine, le Brésil.

Aussi les entreprises étrangères implantées en France sont particulièrement dynamiques : lus de 20 000 sociétés sous contrôle étranger opèrent en France. (Source : INSEE, 2012). Elles sont très représentées parmi les sociétés de grande taille (32 % des entreprises de plu de 5 000 employés sont, en France, d’origine étrangère) (Source : INSEE, 2012).

Les entreprises étrangères implantées emploient 1,8 million de personnes (soit 13 % de la population salariée), assurent un tiers des exportations françaises et réalisent 29 % du total de la R&D développée par les entreprises en France. (Source : INSEE).

Une adaptation de la réglementation pour faciliter l’accueil des compétences et des talents étrangers

Pour faciliter la mobilité internationale il existe des titres de séjour pluriannuels :

- La carte « compétences et talents » : notamment pour le ressortissant étranger nommé dirigeant d’une filiale en France. Crée en 2006, cette carte est destinée aux personnes ayant un projet en lien avec une compétence ou un talent, ayant un intérêt direct ou indirect pour la France et son pays d’origine. Avec la carte "compétences et talents" l’étranger peut exercer toute activité professionnelle de son choix en lien avec son projet ou son activité.

- La carte de séjour « salarié en mission » : dédiée aux salariés en mobilité intra-groupe (contrat de droit français ou détaché). Les bénéficiaires de ce titre de séjour sont les ressortissants étrangers qui ont une durée de séjour et de travail supérieure à 3 mois et ont une rémunération mensuelle au moins égale à 1,5 fois le SMIC. Cette carte de séjour temporaire "salarié en mission" est délivrée pour une durée de 3 ans. Elle peut être renouvelée sur justification de prolongation de la mission ou de la mobilité.

- La « carte bleue européenne » : réservée aux salariés hautement qualifiés (justifiant d’au moins trois ans d’études supérieures ou de cinq années d’expérience professionnelle, et dont la rémunération brute est égale ou supérieure à 4 300 € par mois). Le détenteur d’une « carte bleue européenne » délivrée par un Etat membre peut, à l’issue d’une période de 18 mois, demander un titre similaire dans un autre Etat membre. Ce dispositif vise à faciliter l’entrée, le séjour et le travail en France des ressortissants de pays tiers aux fins d’emploi hautement qualifié.

Dernière modification : 22/09/2014

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