
Source : Images de France, 3ème édition
L’Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT) et l’UNAM (Université National Autonome du Mexique) dirigent le « Projet Babethanol », visant à développer de nouveaux processus respectueux de l’environnement pour produire de l’éthanol à base de lignocellulose. Menés par l’INPT et l’UNAM, le groupe de 30 experts rassemblent des partenaires de sept centres de recherche européens - notamment de France, d’Espagne et de Finlande - et de huit latino-américains, dont le Mexique.
Ce projet pose plusieurs défis majeurs. Il s’agit d’abord de transformer de la biomasse lignocellulosique, qui n’a aucune valeur pour le secteur alimentaire – comme l’épi de maïs, le noyau d’olive, la tige d’avoine ou les résidus de l’agave bleu dans le cas du Mexique - en biocombustible, appelé « bioéthanol ». Dans ce cas, le biocombustible est dit de « seconde génération », en opposition au biocombustible de « première génération », produit à partir de matières premières initialement cultivées pour l’alimentation. Le biocombustible de « première génération », parce qu’il concurrence les réserves de nourriture et menace la sécurité alimentaire, est fortement critiqué. C’est pourquoi la production de bioéthanol à base de lignocellulose constitue une avancée majeure.
Les chercheurs ont également pour objectif de développer des processus de production davantage respectueux de l’environnement. Ils proposent pour cela une combinaison de méthodes physico-chimiques et biologiques comme alternative aux processus actuels qui requièrent souvent une grande quantité d’énergie, d’eau et de produits chimiques. Le groupe d’experts cherchent enfin à produire des résultats facilement applicables aux politiques énergétiques nationales.
Pour plus d’information :
www.unam.mx
