Palais de l’Elysée le 5 juin 2007.
Le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, a reçu en compagnie de son épouse, Mme Cecilia Sarkozy, M. Felipe Calderón Hinojosa, Président des Etats-Unis du Mexique et son épouse, Mme Margarita Zavala. Bien que les deux couples ne se connaissaient pas, le dîner s’est déroulé dans une atmosphère extrêmement chaleureuse et amicale.
Le Président de la République a indiqué à son invité qu’il souhaitait que cette première rencontre soit le prélude à un dialogue renforcé entre la France et le Mexique au cours des années à venir. M. Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il était très attaché à consolider et à développer les relations avec le Mexique : sa qualité de premier pays hispanophone dans le monde, sa place incontournable en Amérique du Sud, son poids économique croissant et les valeurs que les deux peuples Français et Mexicains partagent, destinent, selon le Président de la République, nos deux pays à devenir des partenaires privilégiés.
Le Président de la République souhaite donner d’avantage de substance à la coopération entre la France et le Mexique. A cet égard, il a proposé la mise en place d’un groupe restreint, qui serait composé de plusieurs personnalités des deux pays, chargées d’identifier des projets concrets et de mobiliser les entreprises, les acteurs de la société civile et les décideurs de chaque pays en vue de leur mise en œuvre.
Les Présidents Sarkozy et Calderón sont tombés d’accord sur la nécessité de multiplier les projets économiques communs et les initiatives en matière de coopération culturelle. Le Président Sarkozy a également souhaité que l’Union européenne et l’Amérique Latine apprennent à prendre des positions communes sur les grands sujets de l’actualité mondiale.
Cette rencontre à la veille du G8, où le Président mexicain sera présent en tant que membre du groupe " Outreach Five " (O5), groupe des cinq grands pays émergents, a été l’occasion pour les deux hommes d’évoquer ensemble la question du changement climatique.
Le Président Sarkozy qui a proposé son aide au Président Calderón en matière de formation de la police mexicaine a également évoqué le cas d’Ingrid Bétancourt dont la libération est essentielle à ses yeux. A cette occasion, le Président de la République a confirmé au Président Calderón qu’il avait demandé expressément au Président Uribe la libération d’un des chefs du FARC, et qu’il souhaitait évoquer le sujet lors du G8.
