Mexico, le 12 janvier 2012
Je suis venu parce que le Mexique nous succède au G20 et que beaucoup des objectifs du gouvernement rejoignent l’action de la France. C’est un pays que je connais un peu. C’est la première fois que je viens ici en tant que membre du gouvernement, mais j’ai eu l’occasion de venir pendant mes études aux Etats-Unis dans ce pays à maintes reprises. J’y ai des amis et je connais la chaleur humaine, la mentalité des Mexicains qui sont un peuple extrêmement attachant, ami de la France, avec lequel nous partageons beaucoup d’affinités culturelles, linguistiques historiques, et je crois que nous avons ici une place particulière. (…)

Nos relations ont une grande ancienneté historique. Une grande proximité. Il y a eu ici, depuis le début du 19ème siècle une influence française tout à fait considérable, à tous les niveaux, y compris au niveau économique avec tout ce qu’ont laissé les Barcelonettes. Je crois qu’il faut que nous soyons capables de travailler sur ce terrain qui est très favorable à l’avenir de nos relations.
Nous avons beaucoup d’intérêts communs français et mexicains, au plus haut niveau. Je pense par exemple à notre lutte commune contre le réchauffement climatique, et à la défense de la convention climat des nations unies, pour laquelle nous avons travaillé main dans la main depuis Cancun en 2010. Je pense à l’initiative franco-mexicaine pour la réforme du Conseil des droits de l’Hommes de l’ONU, et surtout à la présidence du G20 que les Mexicains vont exercer en 2012 en relai de la présidence française. Les 5 priorités énoncées par le président Calderón les 13 et 14 décembre derniers sont tout à fait dans la ligne du travail qui a été amorcé par le président Sarkozy : la croissance et l’emploi, le commerce, la réforme de l’architecture financière internationale, la sécurité alimentaire et le développement durable.

J’ai voulu venir au Mexique en ce début d’année chargée pour nos deux pays.
Je voulais qu’on ait une présence marquée auprès de nos amis Mexicains. Parce qu’avec 400 entreprises françaises et plus de 10 milliards de dollars de chiffre d’affaire, des positions de leader dans un certain nombre de secteurs clefs comme l’aéronautique, l’agroalimentaire, l’énergie, l’environnement, les infrastructures, la santé, les transports, la banque et l’assurance, l’industrie du luxe, les métiers de bouche et le tourisme, c’est plus de 90 000 emplois qui sont générés par les investissements de notre pays au Mexique. Cela doit nous donner une assise pour nous permettre de nous développer d’avantage. (…)

Donc je voudrais que tous ensemble nous aidions aussi à améliorer l’image du pays et qu’on arrête de regarder le Mexique soit comme un endroit d’insécurité soit seulement comme une destination touristique, mais comme un pays sérieux avec lequel nous avons des relations historiques, l’un des grands pays émergents sur lequel nous devons appuyer et construire l’avenir de la France. (…)

Le vœu que je forme, vous l’avez compris, c’est que nos relations repartent de l’avant, comme elles devraient être, c’est à dire des relations fraternelles, sur le plan personnel et culturel. D’intérêts commun sur le plan politique et économique, parce que nous avons des économies complémentaires et des intérêts complémentaires. (…)
