Mexico, 30 juin 2011
Le Mexique sera à l’honneur en France cet été grâce à l’appui du Minstère des Affaires Étrangères, du Ministère de la Culture et de la Communication, de l’Institut français, de l’Institut français d’Amérique Latine (IFAL) de l’Ambassade de France à Mexico.
Il sera présent dans tous les esprits au cours de trois des plus importantes manifestations culturelles estivales : le festival Paris Cinéma, les Rencontres de la photographie d’Arles et le festival de Confolens.
CINEMA.
Le festival Paris Cinéma, qui se tiendra du 2 au 13 juillet à Paris, célèbre cette année le cinéma contemporain mexicain.
Á travers un panorama inédit de la diversité du cinéma mexicain d’hier et d’aujourd’hui (courts et longs métrages, perles oubliées du patrimoine, films d’animation, films d’auteurs et grands succès populaires), le festival Paris Cinéma propose aux cinéphiles de découvrir une cinématographie à la très forte personnalité, marquée par une relation forte au voisin américain et par un renouveau incontestable de ses auteurs.
Le festival rendra hommage à Gael García Bernal, figure emblématique du nouveau cinéma mexicain. Plusieurs temps forts marqueront sa présence à Paris :
Présentation de l’avant-première de “Miss Bala” de Gerardo Naranjo,
Projection de 14 films (acteur, réalisateur et producteur) parmi lesquels “Amours chiennes“ d’Iñárritu, “La Mauvaise éducation“ de Pedro Almodóvar ou encore “La Science des rêves“ de Michel Gondry, “Deficit” de Gael García Bernal, “Sin Nombre“ de Cary Joji Fukunaga…
Carte blanche à Gael García Bernal (3 films).

Au programme : une quarantaine de films parmi lesquels des œuvres de patrimoine, tels que certains mélodrames célèbres des années 50, des fictions, des documentaires et des courts métrages d’animation éclairant les différentes facettes de ce pays, cinq fois plus vaste que la France.
Au-delà des films reconnus d’Alejandro Iñarritu et Carlos Reygadas, le Mexique est un vivier de jeunes réalisateurs talentueux, qui proposent un cinéma audacieux et novateur, tels que Nicolás Pereda (“Perpetuum Mobile”, 2009), Rubén Imaz Castro (“Familia Totuga”, présenté au Festival Paris Cinéma en 2006), Amat Escalante (“Sangre”, 2005), ou encore Fernando Eimbcke (“Temporada de Patos”, 2004). L’Institut Français d’Amérique Latine de l’Ambassade de France au Mexique contribue à la venue de trois réalisateurs representants la nouvelle génération du cinéma mexicain : Gabino Rodríguez, Nicolás Pereda et Nicolás Echevarría.
PHOTOGRAPHIE.
Du 4 juillet au 18 septembre, le public des Rencontres d’Arles pourra découvrir la photographie mexicaine. 10 des 60 expositions sont en effet consacrées au Mexique :
100 vintages de la révolution mexicaine (de 1910 à 1921), premier moment de la photographie documentaire moderne, sont rassemblés pour la première fois avec le soutien de la Fundación Televisa de Mexico.
Dans la chapelle Saint Sauveur, le public découvrira le travail du directeur de la photographie de l’âge d’or du cinéma mexicain, Gabriel Figueroa, dans une mise en scène spectaculaire (écrans géants de trois mètres sur trois) conçue par la Fondation Televisa.
Une rétrospective consacrée à Graciela Iturbide sera également présentée, avec l’aide de la Fondation MAPFRE à Madrid et de sa commissaire Marta Daho.
Graciela Iturbide
Des artistes contemporains (Maya Godet, Daniela Rossel, Dulce Pinzon, Fernando Montiel Klimt) seront également présents. Ils présenteront un regard critique sur la société mexicaine d’aujourd’hui, les écarts de richesse, la vie quotidienne, la violence, l’identité qui sont les matières brutes de leurs photographies.
Une exposition-installation de l’artiste Inaki Bonillas viendra compléter ce panorama de la photographie mexicaine qui sera illustrée par la présentation de “la valise mexicaine”.
En 1939, le Président mexicain, Lazaro Cardenas, sauve de nombreux républicains espagnols en les évacuant vers le Mexique. C’est le chemin de cette démocratie mexicaine qu’a suivi la valise de négatifs de la guerre d’Espagne de Robert Capa, Gerda Taro et Chim (David Seymour). Elle sera exposée pour la première fois en Europe après avoir été révélée à l’International Center of Photography de New York cet hiver. Trisha Ziff, qui a permis de retrouver ce trésor, présentera la première de son film poignant sur le périple de cette valise, en ouverture des Rencontres au Théâtre Antique.
TRADITIONS. Après une tournée dans une dizaine de festivals en France, les ballets folkloriques de Colima et de Véracruz seront réunis le 11 août pour une soirée mexicaine, point d’orgue du festival de Confolens : 200 musiciens et danseurs sur scène ; plus de 200 000 personnes attendues pour découvrir les danses de ces régions parmi les plus traditionnelles du Mexique.

