Au cours de l’année 2011, le montant des échanges entre la France et le Mexique, bien que relativement modeste, a bondi de 23% pour atteindre 3,2 Mds EUR. Le Mexique a gagné 6 places parmi les pays destinataires des exportations françaises (35ème rang). L’excédent commercial en faveur de notre pays a, quant à lui, progressé de 36% et s’est établi à 1 Md EUR.
L’ouverture internationale du Mexique et son vaste marché intérieur de 112 millions d’habitants, constituent des atouts réels pour les exportateurs français. En 2010, le Mexique se situait au 41ème rang parmi les clients de la France et au 50ème en tant que fournisseur. En 2011, le Mexique a gagné 6 places dans le classement des pays destinataires des exportations françaises (35ème) et s’est positionné à la 52ème place des fournisseurs de la France. Le solde positif de nos échanges, 1 Md EUR en notre faveur, est devenu le 11ème excédent commercial de la France.
Les échanges entre les deux économies restent cependant modestes : ils se sont établis à 3,2 Mds EUR sur l’ensemble de l’année 2011 (contre 2,1 Mds EUR en 2009 et 2,6 Mds EUR en 2010). Le commerce bilatéral franco-mexicain avait enregistré une expansion notable entre 2004 et 2008, grâce à la croissance soutenue de l’économie mexicaine, à la mise en œuvre du traité de libre–échange UE-Mexique (entré en vigueur en 2000) et aux opportunités offertes par l’Accord de libre-échange nord-américain. Sur cette période de référence, la hausse moyenne annuelle de nos exportations avait été de 9,7% et celle de nos importations de 5,3%.
Du fait des conséquences de la crise, qui a particulièrement affecté le Mexique (recul du PIB de plus de 6%), le commerce bilatéral s’était brutalement contracté de 30% en 2009. Il s’est ressaisi en 2010 avec un bond de 24% et il a poursuivi sa reprise en 2011 avec une hausse de nos exportations de 25,8% (en glissement annuel) qui ont approché 2,1 Mds EUR (montant qui reste cependant en deçà des résultats constatés en 2008). Les importations de biens et produits mexicains ont, pour leur part, retrouvé leur niveau d’avant la crise avec un gain de 17,6% (total : 1,08Md EUR).
Notre excèdent commercial, qui s’était considérablement replié en 2009 en raison d’une contraction de nos exportations (-39%) plus importante que celle de nos importations (-11%), a progressé de 11% en 2010 puis de 36% l’an dernier : il a atteint 1 Md EUR. Selon les données du Ministère mexicain de l’Economie, la part de marché de la France au Mexique est restée stable depuis plusieurs années et ne représente que 1% du total du commerce extérieur du Mexique.
Tirant profit de la récupération de l’économie mexicaine (le PIB a crû de 5,3% en 2010 et de 4% en 2011), nos exportations ont augmenté de 21% en 2010, pour atteindre 1,7 Md EUR, récupérant partiellement le recul de 39% enregistré en 2009. Cette tendance s’est confirmée en 2011, nos exportations progressant de 25,8%, taux très supérieur à celui de l’ensemble des importations du Mexique sur la période (+7,4%).
Nos exportations sont traditionnellement dominées par les produits industriels qui représentent plus de 90% du total. L’année 2011 se caractérise par une progression extrêmement soutenue du poste « matériels de transport » qui a quasiment quadruplé par rapport l’année précédente : cette évolution est imputable à la fois au secteur aéronautique (livraisons d’Airbus et d’hélicoptères militaires) et au secteur automobile.
Quelques produits concentrent la moitié de nos exportations : préparations pharmaceutiques (249 M EUR), traditionnellement notre 1er poste d’exportation, dépassé cette année par les aéronefs (274 M EUR) ; parfums et cosmétiques (105 M EUR) ; véhicules automobiles (96 M EUR, + 280% ; performance remarquable attribuable à l’élargissement de la gamme proposée par nos constructeurs pourtant défavorisés par rapport à leur concurrents qui s’appuient sur une production locale) ; composants et accessoires automobiles (71 M EUR) ; produits chimiques de base (70 M EUR) ; depuis quelques années, les ventes françaises de produits pétroliers raffinés (95 M EUR en 2011) progressent fortement (le Mexique, pourtant exportateur de brut, ne dispose pas de capacités de raffinage suffisantes pour son marché intérieur).
Les produits des industries agro-alimentaires, en revanche, ne représentent que 5% de nos exportations en raison de plusieurs facteurs : habitudes de consommation spécifiques, barrières sanitaires sur les produits carnés et lactés, concurrence des vins du nouveau-monde.
Nos importations en provenance du Mexique ont progressé en moyenne 5,3% par an depuis 2005 (mais : + 17,6% en 2011, hausse nettement supérieure à celle de l’ensemble des exportations mexicaines : + 8%). Leur montant total demeure néanmoins faible (1,08 Md EUR), la France n’étant que le 13ème client du Mexique. La proximité immédiate du marché des Etats-Unis et les facilités offertes par l’ALENA (les Etats-Unis absorbent 80% des exportations mexicaines) n’incitent pas les Mexicains à déployer des efforts de prospection sur les marchés plus lointains ; la faible part des produits agricoles dans nos importations (3%) est caractéristique : alors que cela devrait être un point fort des exportations mexicaines, elles n’atteignent pas, et de loin, les quotas prévus dans le cadre de l’accord de libre échange Union Européenne – Mexique.
Traditionnellement nos importations en provenance du Mexique sont, pour l’essentiel constituées de produits industriels : en 2011, les instruments médicaux, ordinateurs, appareils de mesures, équipements de bureaux et équipements aéronautiques ont représentés près de la moitié de nos achats. La très forte augmentation de nos importations d’équipements aéronautiques traduit la montée en puissance de ce secteur industriel au Mexique sous l’impulsion de flux d’IDE important, notamment d’origine française.


