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Economie française

  • La France est la 5ème puissance économique mondiale (après les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne et la Chine) et la 2ème puissance européenne avec un PIB de 2.866 Md USD en 2008 selon le FMI (estimé à 2.635 Md USD en 2009). Le PIB par tête s’élevait à 45.000 USD pour une population de 64 millions d’habitants en 2008.
  • Le taux de croissance en dents de scie de la France : 2,3% en 2004, 1,9% en 2005, 2,4% en 2006, 2,3% en 2007 et 0,4% en 2008 reste inférieur à la moyenne de l’OCDE (3,2% sur les cinq dernières années).
  • En 2009, la récession est estimée à -2,4% selon le FMI tandis que la reprise prévue cette année est de 0,9%.
  • La France est principalement une économie de services puisque ce secteur représente 78% du PIB, tandis que la part de l’industrie est de 20% et celle de l’agriculture de 2%. En termes de répartition des emplois, l’agriculture occupe 4% de la population active, l’industrie 24% et les services 72%.
  • Selon l’OMC, la France est la 6ème puissance exportatrice (3ème au niveau européen) en 2008 et la 5ème puissance importatrice (2ème au niveau européen). Notre commerce extérieur représente environ 4% du commerce mondial.
  • En 2008, nos exportations se sont élevées à 411 Md EUR et nos importations à 466 Md EUR.
  • La France affiche une balance commerciale de plus en plus déficitaire (55 Md EUR en 2008) notamment en raison de la facture énergétique.
  • 64% de nos exportations sont destinées à l’Union européenne (dont 49% vers la zone euro) et 69% de nos importations en proviennent.
  • La France était en 2006 le 3ème pays récepteur d’investissements directs étrangers selon la CNUCED derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. La France a reçu 66,3 Md EUR d’investissements étrangers en 2008 et a été à l’origine de 136,8 Md EUR d’investissements à l’extérieur.
  • La France est, et reste, la première puissance agricole européenne. Elle détient une position phare en Europe dans l’aérospatiale, l’armement et les industries agroalimentaires. Dans les dernières années, ce sont la construction et les biens d’équipement électriques et électroniques qui ont le plus contribué à la croissance du PIB.
  • Avec environ 75 millions de touristes étrangers par an, la France reste le pays le plus visité au monde (3ème rang mondial en termes de recettes du tourisme : 66 Md EUR en 2006).
  • La France a relativement bien résisté à la crise économique mondiale :
    -  En 2009, la contraction de l’activité a été moins brutale en France (-2,4% prévus cette année par le FMI) que dans d’autres pays industrialisés comme l’Allemagne (-5,3%), le Japon (-5,4%), le Royaume-Uni (-4,4%) ou les Etats-Unis (-2,7%) ;
    -  La France a été l’un des seuls pays industrialisés à retrouver le chemin de la croissance dés le 2ème trimestre 2009 ;
    -  Les caractéristiques de l’économie française (pas de phénomène de bulle immobilière, moindre prise de risque de la part des banques, modèle de croissance davantage tourné vers la demande intérieure ce qui limite l’impact de la chute du commerce mondial,…), le poids important du secteur public et les plans de relance mis en place par le gouvernement ont permis à la France de mieux résister à la crise.
  • Les signes de reprise :
    -  Si la récession semble terminée avec une progression annuelle du PIB de 0,3% pendant le 2ème et le 3ème trimestre et une croissance attendue de 0,4% au 4ème trimestre 2009, la reprise reste « laborieuse » selon l’INSEE ;
    -  Le chômage devrait continuer de s’accroitre pendant quelques mois mais de façon moins rapide qu’au cours des trimestres précédents. Le taux de chômage qui est passé de 7,1% au 1er trimestre 2008 à 9,1% au 3ème trimestre 2009, devrait atteindre 9,8% au 2ème trimestre de 2010 ;
    -  La consommation des ménages a peu progressé mais reste le moteur de la croissance tandis que l’investissement des entreprises repart progressivement.
  • La conjonction du plan de relance et de la baisse des recettes fiscales liée à la crise a généré en 2009 un net creusement du déficit budgétaire. Le poids de la dette publique devient également inquiétant tout comme dans la majorité des pays développés : celle-ci a cumuler 1457 Md EUR au 3ème trimestre 2009 soit 75,8% du PIB.
Pascal Maccioni

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